Bouteille plastique

Les bouteilles plastique sont-elles dangereuses pour la santé ?

ABSOLUMENT PAS ! La quasi totalité des emballages plastiques conditionnant l’eau en bouteille est du polyéthylène téréphtalate communément dénommé PET. Un emballage passé au crible par le Code de la Santé Publique et la réglementation alimentaire européenne (Règlement européen CE n° 1935/2004 et l’Article R. 1322-36 du Code de la Santé Publique) (voir texte complet dans Téléchargement-réglementation alimentaireLe PET est un haut polymère ne comportant pas d’additif ; il ne contient ni Bisphénol A ni phtalates. Il fait preuve d’une très grande inertie chimique dans l’eau.


Le PET est, par ailleurs, un matériau entièrement recyclable : environ 1 bouteille sur 2 est recyclée. L’emploi du PET permet d’obtenir des bouteilles très résistantes mécaniquement, de faible poids < 30 g pour un volume de 1,5 litre. Il est caractérisé par son élasticité.


L’amalgame est trop souvent fait avec le Bisphénol A, matériau qui n’a rien à voir, puisque ce dernier est un dérivé oestrogénique, xenoestrogène, et perturbateur endocrinien, utilisé à l'heure actuelle comme monomère pour la fabrication industrielle de plastiques de type polycarbonate (Ex : conduites en PVC, biberons, lunettes de soleil, CD, résines dentaires, etc), et de résines époxy (vernis des boîtes de conserves). Il est souvent cité à tort pour les eaux et les boissons (soft drinks, limonades, jus). Il n'existe pas dans la fabrication du PET : pourquoi ? Tout simplement parce que le PET exclut les plastifiants et autres additifs. Ses propriétés mécaniques exceptionnelles rendent ces additifs inutiles.


Le Bisphénol A entre dans la composition de nombreux matériaux et objets organiques utilisés dans les installations fixes de production, de traitement et de distribution d’eau du robinet. Il vient de faire l’objet d’une évaluation scientifique par l’AFSSA (avis du 21 novembre 2008 Téléchargement-réglementation alimentation d’où il ressort que « les apports journaliers en Bisphénol A qui prennent en compte les apports alimentaires et ceux liés à sa migration depuis les matériaux en contact avec l’eau n’entraînent pas de risque pour les consommateurs dans les conditions habituelles d’emploi » ; Les matériaux utilisés pour le conditionnement de l’eau sont « traités ou fabriqués et utilisés de manière à éviter que les caractéristiques chimiques, microbiologiques et organoleptiques de l’eau ne s’en trouvent altérées», ainsi que l’indique l’article R. 1322-36 du Code de la Santé Publique.Téléchargement-réglementation eau


L’utilisation du Bisphénol A en France est interdit dans les biberons dès 2013, et le sera pour tous les plastiques alimentaires en 2015 depuis la loi du 24 Décembre 2012 visant à la suspension de la fabrication, de l'importation, de l'exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du Bisphénol A. Ce qui, on l'espère, mettra fin, aux amalgames et à la confusion pour les eaux en bouteilles.


Les matériaux de conditionnement doivent être choisis parmi une liste positive européenne de substances. Chaque substance utilisée dans un emballage alimentaire est évaluée par l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) au regard de ses caractéristiques toxicologiques et si nécessaire, des restrictions d'utilisation sont imposées notamment en termes de migration globale et migration spécifique. La bouteille renseigne également sur le produit, l’origine, la composition, donne certaines recommandations et messages écologiques (Point Vert).


Malgré cela, la qualité des emballages d’eau fait malheureusement l’objet régulièrement d’affirmations péremptoires, fantaisistes et infondées. Rétablissons la vérité sur : 


-Les phtalates (notamment le di-ethyl-hexyl-phtalate ou DEHP) sont des plastifiants, ce qui est, par définition, antinomique avec la nécessité d’assurer une rigidité de la bouteille. Le PET n’en contient pas.


-L'antimoine est utilisé comme catalyseur du PET à des quantités infimes. A la suite de deux publications scientifiques (l’une allemande de l’Université d’Heidelberg et l’autre de l’Université de l’Arizona) montrant des traces d’antimoine dans quelques eaux conditionnées (allemandes) à des teneurs de l’ordre de quelques nanogrammes par litre (1000 nanogrammes/litre = 1 microgramme = 1 ppb ou partie par billion) alors que la limite maximale dans les eaux est de 5 microgrammes par litre, certaines associations écologistes confondant les unités de mesures ont cru bon de dénigrer les eaux embouteillées en accusant le PET de contaminer gravement l’eau par l’antimoine. Si traces d’antimoine il y a, elles représentent 10 à 100 fois en-dessous de la valeur limite fixée par les autorités sanitaires.



Loi du 24 Décembre 2012 (anti-bisphénol)

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